Rendez-vous les 14 et 15 juin 2014 pour un voyage inoubliable au cœur du Moyen Âge.

 

Bâtie sur un éperon rocheux du plateau briard, la Ville-Haute de Provins forme un promontoire entre les vallées du Durteint et de la Voulzie. 

Selon la légende, vers 271, le général Probus y séjourna et permit la culture de la vigne interdite par Domitien. Cette autorisation serait à l'origine du nom de Provins.  "Vignes de Probus" ? (Probi Vinum).

En 485, alors que le général romain Syagrius commande le Castrum, Clovis venant de remporter la victoire de Soissons, s'empare de Provins.

Mais ce n’est qu’en 802 que les textes nous confirment que Provins est un lieu important. Les premiers textes authentiques  nous apprennent que Provins était déjà une cité importante, puisque Charlemagne y envoie ses "Missi Dominici". 

C’est ainsi qu’Étienne, Comte de Paris, et Fardufle, abbé de Saint-Denis, vinrent à Provins. Cette époque marque les débuts d’une première architecture militaire.

En 996, sous le règne de Hugues Capet, une découverte miraculeuse dans le Val met à jour les reliques de Saint Ayoul. Les constructions religieuses se multiplient alors sur le site, et le marais est entièrement asséché.

Le démembrement de l'empire carolingien détache Provins de la couronne de France et place la ville sous la domination des Comtes de Vermandois (936-1019).

Cette période marque la naissance des Comtes de Vermandois, d’où est issue la branche des Comtes de Champagne.

La ville frappe sa propre monnaie : le denier provinois (reconnu pour sa valeur dans toute l’Europe médiévale).

De 1019 à1284,  Provins va connaître sa plus grande prospérité.

Cité marchande dont l’opulence est convoitée, cité des trouvères, protégée par des remparts, brille de mille feux tout au long des XIIe et XIIIe siècles, époque des célèbres Foires de Champagne.
Trois foires par an, celles-ci duraient plusieurs semaines : la foire de Saint Martin en Novembre, la foire de Saint Ayoul en Septembre, la foire de Mai vers l’Ascension.

Lorsque la ville se développa dans la vallée, les ordres religieux créèrent des lots, construisirent et vendirent des maisons en suivant un modèle répondant aux besoins suscités par les foires. Comme la consistance du terrain ne permettait pas de créer des salles entièrement souterraines, les aires de stockage furent construites au niveau du sol en utilisant un type de construction voûtée semblable à celui mis en œuvre dans la ville haute. Les constructions privées des XIIe et XIIIe  siècles peuvent être subdivisées en deux groupes : celles dont la fonction était multiple, et celles qui n'avaient que des fonctions commerciales. 
Toutes les anciennes maisons de Provins présentent un point commun : leur système de caves voûtées, construites entre le XIIe et le XIVe  siècle. Celles-ci ont pu être soit entièrement souterraines (ville haute), soit partiellement construites au-dessus du sol (ville basse), mais toutes ouvrent sur la rue par une grande porte au-delà de laquelle la différence de niveau est compensée par un large escalier de pierre.

 Le plus ancien édifice de la ville est la Maison romane du XIIe  siècle,  aujourd'hui le musée, construite en pierre de taille. Sa position dans l'ancien quartier juif suggère qu'il a pu s'agir  d'une école rabbinique, ou même d'une synagogue. 

La ville basse de Provins témoigne plus particulièrement de la transformation de différents processus artisanaux en une fabrication industrielle, mutation dont les lieux mêmes existent encore aujourd'hui. L'argile utilisée pour éliminer la graisse de la laine était extraite de trois carrières situées sur les pentes du plateau ; leurs galeries souterraines au tracé compliqué, creusées à différents niveaux, ont également été utilisées par la suite pour le stockage du vin ou d'autres marchandises.

Les remparts du XIIe  siècle ceignent encore aujourd'hui la ville haute sur trois de ses côtés. Ils sont relativement bien conservés, alors que l'enceinte de la ville basse a été démantelée au XIXe  siècle. Le secteur de la ville basse fut d'abord occupé par des complexes ecclésiastiques, dont les églises Saint-Ayoul et Sainte-Croix.

La ville vient d'être classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, grâce aux efforts de l'ancienne municipalité et d'un travail de longue haleine entrepris par des associations.





PROVINS
Cité médiévale
Patrimoine Mondial de UNESCO
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