TRADITION ET FÊTES EN FRANCE

 

St Nicolas

Le personnage de Saint Nicolas provient de Nicolas de Myre appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud ouest de l'actuelle Turquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270 après JC, il fut le successeur de son oncle l'évêque de Myre.
De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux. 

Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire Romain. Il fut enterré à Myre, mais ses ossements furent volés en 1087 par des marchants italiens qui les emportèrent à Bari en Italie. Les miracles attribués à St Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le Saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires.

La légende:
Ils étaient trois petits enfants qui, s'en allaient glaner aux champs. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir."

"Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants." Super histoire pour les enfants.

Depuis, Saint Nicolas apparaît comme le protecteur des enfants. Il fut aussi au cours de l'histoire le saint patron des Russes, des Grecs, des Lorrains, des petits enfants, des avocats, des écoliers, des marins... Il est toujours, et bien fêté, le 6 décembre dans quelques pays d'Europe, principalement l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, et quelques contrées françaises. C'est la fête des écoliers, et de nombreuses animations ont lieu dans ces régions pour fêter les enfants.

 St Nicolas est souvent accompagné du Père Fouettard qui, vêtu d'un grand manteau noir avec un grand capuchon et de grosses bottes, n'a pas le beau rôle puisqu'il distribue des coups de triques aux enfants pas sages et donne aussi parfois du charbon, des pommes de terre et des oignons. Le Père Fouettard porte souvent des cornes et une queue. 

La légende s'est exportée aux Etats-Unis notamment par l'immigration allemande du début du 20ème siècle. Il est rendu populaire outre-Atlantique par Coca Cola qui se l'approprie et le relooke à la mode US (Bedonnant, avec une bonne barbe blanche, l'uniforme rouge). Et Saint Nicolas, c'était pas assez tendance comme nom, alors ils l'ont renommé Santa Claus. C'est toujours le nom du Père Noël outre atlantique. Trouvant cette idée, d'un vieux monsieur qui distribue les cadeaux, géniale, les français ont alors repris ce mythe du Père Noel/Saint Nicolas et le fête 25 décembre et non plus le 6.

le père Fouettard

Il accompagne le saint le 6 décembre ou la veille au soir pour la fête de la Saint-Nicolas. Il est identifié par le fait qu'il est de peau noire, qu'il est habillé de vêtements colorés de page du xvie siècle ou xviie siècle et porte parfois de gros anneaux dans les oreilles.  Il accompagne le saint et son âne. Il livre du charbon ou des betteraves à sucre dans certaines régions de Belgique et de France. 
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Le dessert indétrônable de Noël
Difficile de savoir qui en est son véritable créateur. Pour certains ce serait un apprenti pâtissier parisien œuvrant dans une chocolaterie du quartier de Saint Germain des Prés qui en aurait eu l'idée vers 1834. Pour d'autres, ce serait une invention lyonnaise datant des années 1860. Enfin, le pâtissier glacier du prince Charles III de Monaco, Pierre Lacam, aurait pu être le premier en 1898.
Aujourd’hui, glacée ou pâtissière, la bûche est devenue le dessert de Noël préféré des français, déclinée selon les goûts et les régions. C’est notamment l’un des desserts traditionnels en Corse, où l’on prépare chaque année la bûche de Noël à la châtaigne.
Avant de savourer un autre dessert au Nouvel An et durant le mois de janvier : la Galette des Rois…une autre tradition française !

À l'origine, il s'agissait d'une bûche qui devait brûler du 24 décembre jusqu'au Nouvel An. Allumée dans la pièce à vivre, elle apporte chaleur et lumière à la veillée. On devait choisir une très grosse bûche de bois dur ou une vielle souche et provenant de préférence d'un arbre fruitier. La bûche devait être coupée avant le lever du soleil. La bûche était souvent décorée de rubans. On la portait ensuite dans la grande pièce familiale avec un grand cérémonial. 


En France la coutume dit qu'on doit placer dans l'âtre autant de bûches qu'il y a d'habitants dans la maison. Le chef de famille bénissait la bûche avec de l'eau et du sel et parfois avec du vin. 


Il fallait s'occuper des bûches avec les mains; aucun instrument ne pouvant s'approcher du feu. Si le feu faisait beaucoup d'étincelles, on disait que la moisson de l'été suivant serait bonne. Si la lumière faisait projeter des silhouettes sur le mur, on disait qu'un membre de la famille allait mourir au cours de l'année. 

Les cendres de la bûche étaient précieusement conservées contre les orages, pour guérir certaines maladies et pour fertiliser les terres.


C'est pour continuer à célébrer ce rituel, que la bûche de Noël a vu le jour sous la forme d'un délicieux dessert 
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La bûche de Noel

 

La dinde de Noel

La dinde farcie occupe une place de choix dans le menu traditionnel de Noël et cela dans de nombreux pays du monde. Cette volaille n’est pourtant pas un met d’origine européenne. Elle nous vient du Canada, des Etats-Unis et du Mexique. Au XVIème siècle, elle fut apportée du Mexique par les Espagnols puis domestiquée en Espagne, en France et en Angleterre. D’ailleurs, le nom de dinde vient du fait que les premières trouvées ont été baptisées “poules d’Indes” par les Espagnols croyant revenir de l’Inde. Il a toujours été de coutume de fêter Noël avec un plat à base de volaille, essentiellement des oies, car elles étaient considérées comme l’oiseau solaire et garantissaient la protection du soleil à celui qui en mangeait. La première dinde a été mangée au cours du repas de Noël de Charles VII sous le Saint-Empire.


Certaines histoires racontent que c'est Christophe Colomb lui-même qui aurait, le premier, rapporté une " poule d'Inde " (les explorateurs croyant à l'époque avoir débarqué en Inde) pour le repas de Noël du roi Charles VII. D'autres historiens mentionnent la première apparition de la dinde dans les cours royales européennes à l'occasion du mariage de Catherine de Médicis et d'Henri II, ou à l'occasion du mariage d'Elisabeth d'Autriche et de Charles IX.

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TRADITION DE NOEL

 

Le sapin de Noel

On raconte qu'un moine évangélisateur Allemand de la fin du VIIe siècle, Saint Boniface (né en 680), voulait convaincre les druides germains, des environs de Geismar, que le chêne n'était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. "En tombant, l'arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l'exception d'un jeune sapin". 

A partir de là, la légende fait son oeuvre. Elle raconte que Saint Boniface a qualifié ce pur hasard de miracle, et déclaré dans sa même prédication : "Désormais, nous appellerons cet arbre, l'arbre de l'Enfant Jésus." Depuis, on plante en Allemagne de jeunes sapins pour célébrer la naissance du Christ. 

C'est en 1738 que Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, roi de France, aurait installé un sapin de noël dans le château de Versailles. 

On trouva par la suite de plus en plus d'arbres de Noël particulièrement en Alsace-Lorraine, où existait déjà la tradition du sapin. 

En 1837, la duchesse d'Orléans Hélène de Mecklembourg, d'origine Allemande, fit décorer un sapin aux Tuileries. 
Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays grâce aux immigrés d'Alsace-Lorraine qui firent largement connaître la tradition de l' arbre de Noël aux Français.
C'est à cette période que le pays entier adopta cette tradition. 
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LA CHANDELEUR

 

UNE FETE RELIGIEUSE.

La Chandeleur, issue du latin candela, est une tradition catholique qui commémore la présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem, 40 jours après sa naissance. Instaurée au VIème siècle en tant que fête religieuse, cette coutume consistait initialement à allumer des cierges bénis en honneur de l’arrivée du Christ sur la Terre. Selon les croyances, les fidèles devaient récupérer une chandelle à l’église et la ramener chez eux sans l’éteindre pour être protégés par Dieu toute l’année. Ainsi, tous les 2 février était organisé ce rituel, qui symbolisait la Lumière du Monde apportée par le Seigneur. A cette époque, on raconte que le pape Gélase 1er eut l’idée de distribuer des crêpes – appelées à l’époque crispus (qui signifie ondulé en latin) – aux nombreux pèlerins venus des quatre coins du monde pour rendre hommage à Dieu. Depuis, on se retrouve en ce jour de fête pour partager ces galettes dorées en famille et entre amis.

Les différentes coutumes :

Au XIVe siècle, on habillait une jeune fille en Vierge, et une colombe, représentant le Saint Esprit, était suspendue au dessus de sa tête. Elle tenait dans ses bras un enfant de cire et était accompagnée de jeunes garçon vêtus en anges, portant deux tourterelles. Lors de la messe, la jeune fille récitait quelques vers et présentait les tourterelles.

Pour avoir de l'argent toute l'année, à la Chandeleur, on faisait une crêpe sur laquelle on déposait un franc en la cuisant.. On la laissait refroidir, on la roulait dans un papier, puis on la mettait dans une armoire jusqu'à l'année suivante.

D'autres prenaient dans la main une pièce en or ou en argent, tandis qu'ils faisaient sauter la crêpe de l'autre. Si l'on réussissait du premier essai, que les crêpes étaient bien retournées, chaque année on aurait de l'argent.



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